lundi 12 octobre 2009

Et avec ça?



Todo pasa y todo queda,
pero lo nuestro es pasar,
pasar haciendo caminos,
caminos sobre el mar.
Nunca persequí la gloria,
ni dejar en la memoria
de los hombres mi canción;
yo amo los mundos sutiles,
ingrávidos y gentiles,
como pompas de jabón.
Me gusta verlos pintarse
de sol y grana, volar
bajo el cielo azul, temblar
súbitamente y quebrarse...

Caminante, son tus huellas
el camino y nada más;
caminante, no hay camino,
se hace camino al andar.
Al andar se hace camino
y al volver la vista atrás
se ve la senda que nunca
se ha de volver a pisar.
Caminante no hay camino
sino estelas en la mar...



Dernière représentation dimanche à Usaquen, dans les lumières de la ville qui s’éteint.

En moins de six semaines, nous avons rencontré les multiples facettes de la Colombie.

26 représentations et une dizaine de Master Class plus tard, le spectacle a changé, un peu. Mondial Cabaret est un peu plus hispanophone - en attendant l’Asie, l’Afrique, l’Océanie...- et emmène avec lui quelques fragments infimes d’un monde immense, sublime et violent.

Nous sommes prêts à reprendre la route.

Pour que le spectacle continue de nous surprendre, de se développer, de s’enrichir au contact de la diversité du monde. Pour porter ailleurs l’émotion recueillie en Colombie. Pour ne pas la laisser mourir, et nous avec elle.


En attendant la prochaine représentation, chaque semaine nous vous livrerons quelques confidences inédites sur cette tournée colombienne. Textes, images, et peut-être vidéos.

Pour Bogota et l’ensemble de cette tournée colombienne, un immense merci à nos amis indéfectibles: Ana Maria Latorre, German Escobar et Carlos Rojas.

La boucle est bouclée, comme les cheveux de ma bien-aimée.

Il ne reste plus qu’à regarder la route depuis l’aire de repos. Bien méritée. Et bientôt, repartir.

Tout passe et tout demeure
Mais notre affaire est de passer
De passer en traçant
Des chemins
Des chemins sur la mer
Jamais je n'ai cherché la gloire
Ni voulu dans la mémoire
des hommes
Laisser ma chanson
J'aime les mondes subtils
Aériens et délicats
Comme des bulles de savon.
J'aime les voir s'envoler,
Se colorer de soleil et de pourpre,
Voler sous le ciel bleu, subitement trembler,
Puis éclater.

Voyageur, le chemin
Ce sont les traces de tes pas
C'est tout; voyageur,
il n'y a pas de chemin,
Le chemin se fait en marchant
Le chemin se fait en marchant
Et quand tu regardes en arrière
Tu vois le sentier que jamais
Tu ne dois à nouveau fouler
Voyageur! Il n'y a pas de chemins
Rien que des sillages sur la mer.




Poème d'Antonio Machado - Photos du spectacle: Minchov